Les résultats de l’enquête PISA 2025 dressent un constat préoccupant : en France comme dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les performances des élèves de 15 ans continuent de reculer. En France, le score moyen en mathématiques atteint 458 points, soit 16 points de moins qu’en 2022 et près de 30 points de moins qu’en 2018. En compréhension de l’écrit, le recul dépasse 40 points en dix ans. Désormais, 36 % des élèves français sont en difficulté en mathématiques, tandis que seuls 4 % figurent parmi les élèves les plus performants. Surtout, ces résultats restent profondément marqués par l’origine sociale : l’écart entre les élèves les plus favorisés et les moins favorisés dépasse 90 points, parmi les écarts les plus importants observés dans les pays de l’OCDE.
L’urgence : agir dès les premières années
Ces résultats ne peuvent donc pas être regardés uniquement comme un indicateur du niveau scolaire à 15 ans. Ils nous rappellent l’urgence d’agir bien avant que les difficultés ne s’installent. La prévention du décrochage scolaire doit être pensée comme une politique de long terme : il faut investir massivement dans la réduction des inégalités dès les premières années de scolarité, lorsque se construisent les fondamentaux et le rapport aux apprentissages.
Le constat est d’autant plus important que les écarts ne se jouent pas uniquement dans la salle de classe : le temps hors école est lui aussi un espace déterminant pour prévenir les difficultés et renforcer les apprentissages.
La place des parents dans la prévention du décrochage scolaire
L’enquête PISA 2025 met également en lumière la place des parents dans le suivi de la scolarité. Dans les pays de l’OCDE, une part importante des élèves déclare que leurs parents s’intéressent peu à ce qu’ils apprennent à l’école ou échangent peu avec eux sur les difficultés qu’ils rencontrent. Chez Coup de Pouce, nous sommes convaincus que les parents ont un rôle essentiel à jouer dans le parcours scolaire de leur enfant, à condition de se sentir accompagnés et légitimes. C’est pourquoi l’association développe notamment Super Idée, une action qui propose aux parents des activités simples et ludiques à partager avec leur enfant au quotidien. L’objectif : leur donner des clés pour accompagner les apprentissages, créer des moments de complicité autour de l’école et leur permettre de prendre pleinement leur place dans la scolarité de leur enfant.
Faire de la prévention une priorité éducative
Face à ces résultats, nous avons besoin d’une politique éducative forte, cohérente et préventive. Agir contre le décrochage, ce n’est pas attendre qu’un jeune décroche pour intervenir : c’est donner, dès les premières années, à chaque enfant les mêmes chances de développer ses compétences, sa confiance et son plaisir d’apprendre. C’est aussi créer une véritable continuité entre l’école, les familles et les temps périscolaires. Investir dans la prévention, c’est agir avant que les inégalités ne deviennent des écarts de réussite. C’est précisément le sens de l’action de Coup de Pouce, aux côtés des enfants, des parents, des professionnels de l’éducation et des collectivités.
Agir là où les inégalités se construisent
C’est précisément sur ce terrain que Coup de Pouce
agit : prévenir les difficultés avant qu’elles ne s’installent, en intervenant dès les premières années de scolarité, sur les apprentissages fondamentaux et sur le temps périscolaire. À travers les programmes Coup de Pouce, les enfants apprennent en petit groupe, par le jeu et des activités ludiques, à renforcer leur langage, leur lecture ou leurs compétences mathématiques, tout en développant leur confiance dans leurs capacités. L’association associe également les parents et les acteurs éducatifs pour créer une continuité entre l’école, la famille et les temps hors école.
À la lumière du rapport PISA 2025, cette action prend tout son sens : l’OCDE montre que les performances françaises restent parmi les plus faibles jamais mesurées et que le statut socio-économique demeure fortement associé aux performances scolaires, avec notamment un écart de 100 points en sciences entre les élèves les plus favorisés et les plus défavorisés. Investir dans la prévention et dans les temps hors école, dès les premières années, c’est donc agir en amont pour éviter que ces écarts ne se transforment en difficultés scolaires durables.





